Ochlophobie : la phobie de la foule

Quand l’ochlophobie est révélée au grand jour

Différence entre l’agoraphobie et l’ochlophobie

Souvent considérés à tort comme similaires, ces deux termes cachent en réalité une nuance non négligeable.

Dans le langage courant, l’agoraphobie désigne la peur de la foule. Or, ce mot ne fait qu’emprunter son sens à un autre. En effet, étymologiquement, l’agoraphobie, de la racine grecque « agora », signifie simplement « espace public » et désigne donc la peur des grands espaces et lieux ouverts, même vides. L’association à la masse humaine, bien que maladroite, est donc tout à fait naturelle, puisqu’elle se prête facilement au contexte (sorties, rassemblements festifs en extérieur, etc).

En revanche, la peur du nombre d’humains au m² porte le doux nom « d’ochlophobie ». Du grec « ochlos », littéralement « foule », l’ochlophobie dépeint à la perfection la phobie de la densité humaine qui est si répandue.

Les deux mots sont donc reliés sans pour autant être synonymes. Ce sont deux parties distinctes d’une même image d’ensemble que le cerveau associe.

Symptômes de l’ochlophobie

Être immergé dans une foule, ou parfois même sa simple vue, peut déclencher les symptômes de l’ochlophobie : vertiges, mal être, sueurs froides, tremblements et dans les cas les plus extrêmes évanouissement. Les personnes touchées par cette phobie peuvent ressentir une anxiété à plus ou moins grande échelle selon les situations et obligations. Aller à un concert ou entrer dans un bus bondé peut ainsi devenir un cauchemar.

La chaîne Fouloscopie (https://www.youtube.com/@Fouloscopie/videos) traite de ce sujet de façon large dans nombre de ses vidéos.

Origine de l’ochlophobie

En dehors des aspects déjà hautement désagréables du contact physique avec une foule de personne, à savoir, les fortes odeurs corporelles de transpiration, la cacophonie des voix et bruits humains, les corps agglutinés qui s’écrasent contre soi, et ce, peu importe le contexte (en somme, l’enfer si vous voulez mon humble avis), l’ochlophobie est avant tout psychologique. Comme toutes les phobies, son origine provient d’un épisode traumatique se produisant durant l’enfance. Que ce soit une moquerie qui s’est répandue en public, une humiliation de masse, ou du harcèlement en grand nombre, les raisons de cette peur sont nombreuses et variées.

En bref

L’ochlophobie, en dehors de son orthographe compliquée, est donc la phobie de la foule. Elle est celle à laquelle on fait en réalité allusion lorsque l’on parle d’agoraphobie et est également plus répandue que cette dernière.


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Oriane Larvet

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