Phobie et Technique de survie expliquée par une phobique des seringues (mots que l’on remplacera majoritairement par aiguille parce que ça fait moins peur).

Qu’est-ce que c’est la trypanophobie ?
A ne pas confondre avec la Bélonéphobie qui est la peur des aiguilles et objets pointus de façon générale, la Trypanophobie (Du grec trypanon “instrument pour percer” et phobie “peur“) elle se concentre sur la peur irrationnelle des aiguilles et injections.
La trypanophobie est une phobie qui est quand même très embêtante au quotidien, surtout dans la période qu’était 2020 avec le Covid et les vaccins qui sont allés avec, donnant un sentiment de mauvaise nostalgie pour la partie de l’enfance où c’est le moment de commencer tous les vaccins qu’il faut légalement avoir dans son carnet de santé, et c’est aussi vivre avec une peur dramatique qui surgit lors d’une prise de sang. Ce qui n’empêche personne d’inviter un/une trypanophobe au don du sang…
Les aiguilles sont partout et ne préviennent jamais, dans les films, dans les publicités, en images ; personne ne prendra l’effort de mettre une attention comme on pourrait le faire pour un arachnophobe dans un jeu vidéo, car, comme beaucoup de phobies, l’aspect irrationnel fait que les gens ont tendance à ne pas comprendre, donc à dédramatiser. On les connaît, les « tu es dramatique ! » ou « moi aussi j’aime pas les piqûres, mais ça va ! », comme si c’était comparable. Ça n’amuse pas les phobiques non plus de faire du break dance en entendant qu’ils ont trois vaccins de retard à faire la semaine prochaine.
C’est une phobie qui influence même d’autres choix, comme le tatouage, où l’envie existe mais l’appréhension gagne, parce que c’est comme une aiguille, mais pas vraiment. C’est une peur invisible, souvent minimisée, mais bien réelle et épuisante à la longue.
Stratégies de survies
Ce qui peut aider un peu, malgré tout, ce sont des petites stratégies que j’ai moi-même pu développer avec le temps : les patchs anesthésiants ont un peu sauvé mon enfance parce que, comme on va le voir avec les autres techniques, moins la piqûre existe, mieux ça passe ; donc ne pas regarder au moment fatidique est indispensable ; faire diversion en parlant, en respirant, en pensant à autre chose, de la musique qui nous rend heureux ou une vidéo qui nous fait forcément rire marche plutôt bien ; et surtout relativiser sur la durée du problème, me rappeler que la peur est intense mais que le moment, lui, ne dure que quelques secondes, le « c’est qu’un micro-moment à passer », ça empêche un peu le cerveau de se dire « ON VA MOURIR AAAH ».
Bref
La trypanophobie, comme les autres phobies, est irrationnelle et peut arriver à n’importe qui, et si un père de famille qui tombait dans les pommes à la moindre prise de sang à cause de l’aiguille peut s’habituer au concept et survivre, alors vous et moi aussi pourrons passer les petits moments très désagréables où notre phobie se manifeste (maudits soient les scénaristes de Saw et la faute aux aiguilles).
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